<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406</id><updated>2011-04-21T11:41:04.131-07:00</updated><title type='text'>Parabellum pour quoi faire,</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>30</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-115390702573318232</id><published>2006-07-26T02:43:00.000-07:00</published><updated>2006-07-26T02:43:45.780-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Adparnassum a buggué donc maintenant c'est &lt;a href="http://malone-meurt.over-blog.com"&gt;http://malone-meurt.over-blog.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tchao !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-115390702573318232?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/115390702573318232/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=115390702573318232&amp;isPopup=true' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115390702573318232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115390702573318232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/07/adparnassum-buggu-donc-maintenant-cest.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-115123533585298191</id><published>2006-06-25T04:35:00.000-07:00</published><updated>2006-06-25T04:35:35.870-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>http://adparnassum.joueb.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui. J'aime la diversité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-115123533585298191?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/115123533585298191/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=115123533585298191&amp;isPopup=true' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115123533585298191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115123533585298191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/06/httpadparnassum.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-115114585218804275</id><published>2006-06-24T02:41:00.000-07:00</published><updated>2006-06-24T03:59:23.310-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>On a regardé ce putain de match au sous-sol, Félicien (nom fictif) hurlait qu'il ne nous fallait plus qu'un but car la Suisse avait gagné, et moi je hurlais "oui mais deux buts c'est plus rassurant". Il a sorti des bières et a fini par s'endormir tôt, la bouche ouverte, le front dégoulinant de sueur. Je suis sortie en laissant mon cousin dans cette pièce, tout seul. Je ne sais pas pourquoi il dort comme ça n'importe quand et n'importe comment, et la preuve que c'est une mauvaise habitude, c'est que le lendemain il a attrapé la fièvre. (En montant l'escalier qui menait au salon), bon ok je me suis souvenue qu'il fallait que j'arrête avec ces escaliers, il y en a partout, à Beaubourg c'est impossible de s'y retrouver, mieux vaut prendre l'ascenseur. Donc, mais comment intégrer un ascenseur à l'intérieur d'une maison ? Science fiction tout ça,  et je me suis assise sur un fauteuil, j'ai bu du jus de cerise, et je me suis dit que l'année prochaine, tout allait changer. J'allais embrasser au moins trois types sur la bouche, comme ça je saurais comment c'est. Ce qui est drôle c'est que je ne m'imagine pas le faire ; quand j'étais petite je pensais que "rouler une pelle" était dégueu, maintenant je pense à peu près la même chose. "C'est dégueu, comment je peux faire ça, mais attends tout le monde le fait", et finalement je me demande quelles sont les étapes qui me conduiront à le faire, je me demande s'il faut avant, draguer, allumer, et puis c'est fatigant tout ça. et je suis retournée dans la chambre de Félicien car je voulais lui demander de m'embrasser, "pour voir". Avec lui c'est plus commode, c'est mon cousin germain, et puis je ne pense pas qu'on risque d'attraper une sale maladie transmissible car on a embrassé son cousin sur la bouche. J'ai ouvert la porte, il dormait toujours. Mais je ne lui ai rien dit, je me suis contentée de tourner autour, d'une démarche assez nerveuse. Ensuite, je me suis connectée sur MSN et j'ai voulu jeter un froid à deux types, je les ai bloqués, et toujours ce leitmotiv qui revenait : "C'est ridicule tout ça". Si ça continue comme ça, il faudra que j'aille chez un prof spécialisé dans le roulage de pelle, il m'apprendra, et ça sera simple comme bonjour. Quand j'avais huit ans, on m'a déjà embrassé sur la joue. ça s'était passé comme ça : Marcel m'avait amenée dans un coin reculé de la cour où personne ne pouvait nous voir, en me tenant par la main, au début je n'avais pas compris, j'ai cru qu'il avait inventé un nouveau jeu, ou qu'il voulait me faire marcher, mais il m'a chuchoté très doucement : "Sophie, j'ai un secret à te dire". Plus il essayait de me convaincre qu'il fallait que je tende mon oreille pour qu'il me le dise, plus je m'énervais inutilement, mais finalement il s'est penché lui-même et a posé ses lèvres sur ma joue, avant de s'enfuir comme un fautif. C'est bien la seule fois où j'ai eu du succès avec les garçons. Au collège, une fois, Yves s'était installé à ma table, il y avait une rumeur assez mystérieuse comme quoi il voulait "sortir avec moi", mais une fois installé on ne pouvait pas déjeuner tranquille, toute une troupe de curieux s'est massée autour de nous pour nous encourager, ce qui nous a rendus timide à ce point qu'on n'osait plus rien se dire, ensuite, dans les jours suivants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis retournée dans le fauteuil et j'ai lu du Céline. Il devait être, environ, quoi, onze heures et quelques. Pendant un moment, j'ai eu envie qu'il pleuve, l'air du salon était pleine d'une moiteur insupportable, il y avait Philippe Delerm et Kierkegaard sur les étagères. Les livres posés n'importe comment, avec des Annales de maths. J'ai commencé à avoir un creux alors j'ai ouvert le frigo, mais la nourriture y était tellement entassée qu'on ne pouvait plus distinguer quoi que ce soit, et lorsque j'ai essayé de refermer la porte du frigo, c'était sans succès. Le téléphone a sonné, j'ai décroché. Au bout du fil il y avait une fille qui pleurait, en disant : "Est-ce que... attends, ne raccroche pas... Félicien, c'est moi... Est-ce que tu ne m'aimes plus ? Tu ! Tu... Tu le penses vraiment ?" J'ai répondu : "Bonjour, qui est-ce ? d'une voix très froide et très posée." suivi d'une avalache d'injures, comme quoi j'étais une salope d'avoir sédui Félicien, comme quoi tout se qu'elle racontait samedi c'était du pipeau, en fait elle était pas amoureuse d'un autre, c'était pour le rendre jaloux, il n'y avait que lui, uniquement lui, lui, lui. Elle a répété "lui, lui, lui," je ne sais combien de fois, et puis le lui s'est transformé en "il n'y a que toi, toi, toi" avant qu'elle raccroche totalement, et que j'aie dit, mais trop tard "Mais Félicien, ce n'est que mon cousin...".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le matin, trois mecs sont entrés, je sais pas qui, des loubards, en tout cas ils cherchaient Félicien, ils voulaient le détruire, mais lorsqu'ils ont compris qu'il n'y avait plus que moi dans cette baraque, ils sont partis en emportant dix euros. Je me suis demandée s'il y avait un quelconque lien entre cette histoire et celle de la veille, avec la fille qui reniflait au téléphone. Elle avait l'air d'avoir bu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je vais regarder &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Notte&lt;/span&gt; d'Antonioni avec ma mère, au Quartier Latin, dix-neuf heures.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-115114585218804275?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/115114585218804275/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=115114585218804275&amp;isPopup=true' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115114585218804275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115114585218804275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/06/on-regard-ce-putain-de-match-au-sous.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-115101121052199362</id><published>2006-06-22T13:45:00.000-07:00</published><updated>2006-06-22T14:34:28.176-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Beaucoup de gens voudraient que j'écrive à c'merdeux qu'est Jean-Baptiste.  Pourquoi dire... j'ai rien à lui dire. On m'dit qu'c'est mon cousin, moi j'veux bien l'croire, mais remplir une lettre avec des mots qui se suivent, moi j'pourrais pas. Ensuite Jean-Baptiste voudra me répondre, recevoir une lettre et devoir la lire c'est bien pire. Faut avouer que Jean-Baptiste c'merdeux dont je cause, a été longtemps à ne pas pouvoir se remettre de la mort de sa logeuse. Il l'aimait, il paraît. Encore heureux qu'elle soit morte, que j'me dis, ils voudraient pas que je gâche une deuxième feuille de papier pour lui écrire, à elle, encore ! C'est de la connerie, que j'dis ! La s'maine dernière en rentrant du collège, ça chialait dans la famille, rien qu'parce que j'leur ai dit que les lettres c'étaient pour les fonctionnaires et les lâches, qu's'ils avaient quelque chose à lui dire, à Jean-Baptiste, ben ils avaient qu'à le lui dire en face. Pourquoi passer par moi pour lui écrire, comme si, parce que j'avais fait le collège, tous les trucs administratifs me r'tombaient d'sus. ça n'avait pas de sens... ils s'en rendaient pas compte... c'était d'un ridicule... Mais, j'crois que j'peux plus me défiler. ça  devient sérieux c't'affaire... j'veux plus discuter moi ! Pourquoi discuter, quand on force ainsi dans l'ridicule. C'est'y pas l'honneur d'la famille qu'est en jeu ? Non ? Allez, donc ! J'men vais, entre-temps, réfléchir à c'que j'peux bien mettre dans une lettre à un gars qui travaille dans l'tertiaire que j'n'ai pas vu depuis cinq ans. Surtout, un type qui vient de s'payer un de ces chagrins d'amour ! N'est-ce pas... S'agit pas de plaisanter. Pourquoi se briser pour une femme... encore une de ces saletés que j'comprendrai pas. J'peux quand même pas lui dire : "Hé ! Déconne pas ! Où qu'il est, l'essentiel ? C'est pas les femmes... C'est l'pognon." ça l'tuerait. ça ferait encore un de ces boucans dans la famille... Ils me comprendraient pas. Quand même, ce Jean-Baptiste, c'est un homme, comme moi. Rien qu'à observer des hommes en plein chagrin d'amour ça m'rend malade... faudrait pas qu'il commence à boire c'type, tout de même ! C'est quand même pas remarquable c'qu'il lui arrive... C'est pas parce que ma logeuse va mourir que j'vais me mettre à chialer, moi. Une logeuse ça mérite pas qu'on chiale pour elle ! C'est malheureux. Qu'on s'mette d'accord, j'y vais, de ce pas, moi, chez Jean-Baptiste, lui mettre une de ces raclées qui lui fera vite oublier la mort de sa logeuse... Mais d'abord, faudrait que j'me trouve un pantalon convenable, y'a plus rien dans mon armoire... depuis en fait que les hommes du magot Saint-Grégoire sont venus tout piller !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Ok, pour l'histoire du style c'est parce que j'essayais d'imiter Céline. C'est à prononcer avec l'accent populaire d'Arletty, donc ! j'ai que ça en tête ces derniers jours : l'accent populaire d'Arletty.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-115101121052199362?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/115101121052199362/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=115101121052199362&amp;isPopup=true' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115101121052199362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115101121052199362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/06/beaucoup-de-gens-voudraient-que-jcrive.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-115091762566331088</id><published>2006-06-21T12:10:00.000-07:00</published><updated>2006-06-21T12:40:38.600-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;JEUDI &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(je mets en gras ceux que je voudrais voir le plus)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1) 14h30 : Marie-Antoinette (Vo) - Les Halles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2) 14h00 : Choeur de Tokyo (Vo) - Yasujiro Ozu, Champo 5e&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3) 14h30 : V pour Vendetta (Vo) - 5e&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;4)  14h10 : Un américain à Paris (vo) - Quartier Latin&lt;br /&gt;5) 16h10 : jeune et innocent - Alfred Hitchcock&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;6) 14h00 : La forteresse cachée - Kurosawa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;7) 14h15 : Volver (vo) - Luxembourg Montparnasse 6ème&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;8) 11h05 : Playtime - Jacques Tati&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;9) 15h10 : Le caïman (Nani Moretti)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;10) 14h : Règlements de comptes à OK Corral (western en vo)&lt;br /&gt;11) 11h10 : Three Times (Hou Hsiao Hsien)&lt;br /&gt;12)  La ballade de Narayama (mais je sais pas à quelle heure ça passeni où)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Alors ?)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-115091762566331088?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/115091762566331088/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=115091762566331088&amp;isPopup=true' title='13 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115091762566331088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115091762566331088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/06/jeudi-je-mets-en-gras-ceux-que-je.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-115048481386304162</id><published>2006-06-16T11:41:00.000-07:00</published><updated>2006-06-19T03:12:56.103-07:00</updated><title type='text'>(Pastiche)</title><content type='html'>Mon très cher Blog,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vais pas te cacher plus longtemps que je passe mon bac. Oulala comme c'est dur. Je stresse trop pour mes résultats. Vivement que ce soit supprimé. J'ai lu la biographie de Ben Gourion, de Charles de Gaulle, de Ronald Reagan. Je ne comprends pas pourquoi leurs vies se ressemblent tant. On pourrait les confondre. Comment je fais si j'écris Ronald de Gaulle sur ma copie ? Je ne sais pas ce que veut dire "glisser la pente savonneuse" dans le texte de MacNamara. Peut-être qu'ils voulaient qu'on le traduise en anglais. Mais j'ai répondu aux questions d'histoire-géo entièrement en français. Comment je vais faire ?! Il doit y avoir une erreur quelque part. ça interpellait peut-être une connaissance ardue du contexte historique. Je sens qu'à 92 ans j'y serai encore à mon bac. Ensuite je serai obligée d'aller en Belgique pour être autorisée à aller en fac, car en Belgique ils connaissent pas le bac. Le bac ça devrait être remplacé par un équivalent du brevet. Non en fait les études devraient s'arrêter au collège. A l'époque de Céline (car c'est un écrivain du XXième siècle, je l'ai découvert hier, en fait non mais je l'ai lu quelque part sur wikipédia, et c'est drôle, même si je le savais inconsciemment, j'ai jamais vu les choses sous cet angle-là. Je pensais pas, à propos de Céline, que c'était "un écrivain du XXième siècle", c'est pas forcément la première chose à laquelle on pense, quand par hasard, au pense à lui), donc que te disais-je ? Ah, oui, à l'époque de Céline ils n'avaient que le certificat, ce qui est l'équivalent du Brevet, et ils pouvaient entrer dans n'importe quelle école de commerce avec ce truc. Je l'ai lu dans Mort à crédit (oh le truc de ouf, j'ai lu un livre). Peut-être même que je vais arrêter momentanément d'écrire un blog, mon très cher blog. Marlène m'a dit (c'est une chouette fille, je voudrais la présenter à tous mes amis si j'en avais, mais je ne vais pas te cacher plus longtemps que tu es mon seul ami, très cher Blog) que si elle ratait son bac elle serait capable de commettre un suicide. Jacques Rancière (j'ai parlé avec lui sur msn hier ; il était d'abord hors ligne et il a fait une apparition de malade) m'a dit qu'il en avait marre. A mon avis, il devait en avoir marre de corriger des copies de bac. Qu'en dis-tu ? Récemment, j'ai créé un destresseur : un tableau excel, où je marque toutes les matières d'un côté, les coefficients de l'autre, avec deux colonnes : d'abord la colonne "pessimiste" où je mettais les pire notes que j'ai jamais eues de ma vie mais qui rentrait dans l'échelle très large des probabilités, et de l'autre la colonne "optimiste" où je rentrais les notes que grâce à un coup de génie j'aurais pu avoir. j'ai comparé les deux colonnes. J'ai calculé. Dans le premier cas, je passais l'oral de rattrapage et dans le deuxième cas, j'avais la mention. Tout ça n'est pas très logique, très cher Blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Edit : J'ai perdu tous mes liens. Quelqu'un qui utilise blogspot ne pourrait-il pas avoir la gentillesse de me communiquer le code html entier qui permet d'avoir des liens ? Merci bien. ça m'apprendra à cliquer n'importe où, aussi. ça s'explique, quand on sait que je ne suis pas une experte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://socrateenlive.blogspot.com"&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-115048481386304162?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/115048481386304162/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=115048481386304162&amp;isPopup=true' title='16 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115048481386304162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115048481386304162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/06/pastiche.html' title='(Pastiche)'/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-115031177828059780</id><published>2006-06-14T12:00:00.000-07:00</published><updated>2006-06-16T12:12:06.620-07:00</updated><title type='text'>Aujourd'hui (j'ai fumé)</title><content type='html'>Sophie dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Je m'appelle Gérard Genette&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Sophie dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;J'ai écrit Figures III&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Stone dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);"&gt;Je te pardonne ton mensonge&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;______________________________________&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;Pierrot dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Jacques Rancière a dit&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Pierrot dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;(J'en ai marre)&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Sophie dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Jacques Rancière a dit : "J'en ai marre" ?&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Sophie dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;Je vois pas l'intérêt de cette citation&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Pierrot dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;Mais non&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Pierrot dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;C'est juste que j'en avais marre de tout le temps citer Jacques Rancière&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;(Je pourrais vous citer d'autres convers sympas mais voilà : mon thé m'attend. C'est urgent)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-115031177828059780?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/115031177828059780/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=115031177828059780&amp;isPopup=true' title='12 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115031177828059780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/115031177828059780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/06/aujourdhui-jai-fum.html' title='Aujourd&apos;hui (j&apos;ai fumé)'/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114989107132141126</id><published>2006-06-09T14:38:00.000-07:00</published><updated>2006-06-09T15:15:26.463-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>L'après-midi, alors que le soleil atteignait le zénith comme souvent ces derniers jours, à cette période de la journée, j'allais me diriger vers un parc. J'avais dans mon sac le premier tome des&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; possédés &lt;/span&gt;(Dostoïevski), que je projetais depuis longtemps de lire, mais pour quelques raisons ou empêchements, je n'avais pas réalisé ce projet plus tôt. Depuis des jours et des jours j'étais sous une certaine pression (familiale notamment), qui consistait en ce que finalement je ne puisse que rarement seulement entrevoir la couverture d'un roman, j'étais sans cesse contrainte à des impératifs vains, comme réviser ce bac dont je me targuais de ne pas me sentir concernée. En arrivant dans ce parc, j'espérais plus d'ambiance et de gaieté mais c'était réellement un parc isolé et terne, dont le seul bénéficiaire était juste un mendiant qui bronzait sur un banc, à quelques centimètres - et je me suis dit bêtement, mais vraiment c'était stupide : "Tiens, voilà Boudu". J'hésitais, car deux options s'offraient à moi : soit je choisissais de m'allonger, et de m'endormir comme un enfant, à la manière du mendiant ; soit je commençais à lire toute suite sans plus tarder. Il va sans dire que j'étais (je suis toujours) dans un sale état : je n'avais pas dormi correctement depuis des jours et des jours (toujours entre minuit et deux heures du matin). En plein jour il arrive que mes paupières s'allourdissent alors que ça ne m'était jamais arrivé auparavant. J'étais complètement épuisée et le temps que je commence à peser le pour et le contre je finis par m'endormir tout à fait. Mais cinq minutes plus tard une sorte d'horloge me réveilla (je croyais que c'était une horloge murale - ayant oublié que je n'avais pas bougé du jardin public). Ce que je prenais pour une horloge murale, c'était tout simplement la sonnerie stridente d'un portable, au loin, près des locaux (le parc se situait à quelques distances des ateliers de quelques couturières, dont les fenêtres nous faisaient bizarrement face, de plein pied). Le mendiant s'était entre-temps réveillé : il était assis à ma droite, et lorsqu'il remarqua que j'étais aussi éveillée que lui, il en profita pour me glisser à l'oreille : "Marie-Hélène est morte !" Il me dit cela comme si ma vie en dépendrait. Comme il voyait que je ne répondais pas (mes mains étaient horriblement moites et pour une raison que j'ignorais je ne pouvais articuler aucun son), il insista : "Elle est morte !" Il me regardait de face, une partie de son visage était éclairée d'une étrange façon, comme s'il s'agissait d'un ancrage dans un tableau impressionniste, l'autre plongée dans l'obscurité. J'allais lui répliquer que non, décidément je ne connaissais pas de Marie-Hélène mais même si c'était le cas, elle ne pouvait définitivement pas être morte : mais c'est à ce moment là que je me réveillais en sursaut, le livre toujours posé à ma droite, et Boudu, toujours profondément endormi, inoffensif et tranquille à la manière d'un sage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114989107132141126?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114989107132141126/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114989107132141126&amp;isPopup=true' title='16 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114989107132141126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114989107132141126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/06/laprs-midi-alors-que-le-soleil.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114970003697425535</id><published>2006-06-07T10:06:00.000-07:00</published><updated>2006-06-07T10:07:16.990-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Aujourd'hui, j'ai ri.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114970003697425535?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114970003697425535/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114970003697425535&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114970003697425535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114970003697425535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/06/aujourdhui-jai-ri.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114919624836756702</id><published>2006-06-01T13:46:00.000-07:00</published><updated>2006-06-01T14:13:56.993-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Avant-hier (à moins que ce soit ajourd'hui ?) il me semblait que j'étais en train de souligner certains passages de Nietzsche au critérium. Il pleuvait et je trouvais cela obscène, parce que lorsqu'il pleut les couples s'ennuient toujours chez eux. Dans le livre un ancien étudiant avait déjà, par lui-même, ajouté quelques notes qu'il avait oublié d'effacer par la suite. Le téléphone a sonné, et je déteste quand il sonne à cette heure-là, spécialement quand mes parents dorment. D'habitude je ne réponds jamais car le téléphone me fait peur, je ne sais jamais comment répondre surtout quand c'est une amie de ma mère au bout de l'appareil. Ainsi, elle me parle en cantonnais, et même quand je lui réponds en mandarin, elle continue dans son dialecte incompréhensible car elle est vieille (forcément, une amie de ma mère est par définition vieille) et les vieux chinois sont souvent graves. Avez-vous déjà essayé de parler à un chinois qui débloque ? Bon, en tout cas je ne vous le conseille pas. J'étais (je crois) obligée de répondre. Mais la sonnerie s'est arrêtée pile au moment où, mais je n'avais pas non plus le courage de retourner dans ma chambre pour lire Nietzsche. Je me tenais juste là, avec un verre d'eau à la main, un doigt sur l'interrupteur, une jambe en l'air. Il me semblait que bouger allait être, à ce moment, un effort insurmontable. Alors pendant environ un quart d'heure, je n'ai pas changé de position. Un rayon de lumière me caressait maintenant l'arrière du crâne, et je commençais à trouver ma position tout à fait indécente. Je me suis imaginée ce que ça allait être si un voisin ouvrait sa fenêtre et m'apercevait ainsi, à cet endroit. Je ne me souviens plus de rien d'autre, sauf que finalement, il fallait dans cinquante ans me resouvenir de cette scène (c'est ainsi que je créerai la mémoire artificielle, j'adore ce concept). C'est-à-dire, je veux faire un effort pour me souvenir dans cinquante ans, d'une scène plate et ridicule - c'est aussi ce que j'appelle de la mémoire désintéressée ; le fait de se souvenir d'une scène qui mérite seulement d'être oubliée. Je suis rentrée alors dans ma chambre, et j'ai entendu la porte s'ouvrir : c'était mon père qui rentrait de son colloque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114919624836756702?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114919624836756702/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114919624836756702&amp;isPopup=true' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114919624836756702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114919624836756702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/06/avant-hier-moins-que-ce-soit-ajourdhui.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114893337685359170</id><published>2006-05-29T12:43:00.000-07:00</published><updated>2006-05-29T13:29:36.260-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J'ai attendu très longtemps (environ une heure) devant une porte très large avec des pancartes de chaque côté avant de  me rendre compte que ce n'était pas la bonne. De toute façon je ne pouvais pas savoir. Ce n'est pas qu'il y ait trop de monde devant cette porte, au contraire, mais il y avait trop de gens assis à regarder dans cette direction, en attendant du nouveau, un changement qui pourrait distraire cette douce platitude et régularité de l'attente. Je craignais de révéler mon côté gauche et nigaud si jamais je me risquais à me lever, et me diriger vers le tableau d'affichage, ou les pancartes, ou quoi que ce soit d'autre qui soit dans le point de mire de ces inconnus. Alors j'aurais l'impression qu'il me faudrait expliquer ce scrupule certes tellement banal mais imprévu et bête, tellement bête, de la vérification. Une femme en chemise longue ouvrait toutes les demies-heures la porte métallique pour annoncer des noms. Environ toutes les demies-heures il y avait cette litanie de noms, et des haussements d'épaule ou sourire en coin de la part des gens qui n'étaient pas nommés. On éprouvait tous de la compassion pour les gens qui étaient condamnés à disparaître derrière cette porte qui avait l'air de cacher tant de choses. Le même drame se répétait, à ce point que j'en parvenais à ne plus penser à cet examen mais à ce que j'allais mettre dans ce petit carnet acheté il y a environ un mois. Je me souviens d'avoir répété à mes parents et à mes amis qu'il me "fallait un carnet, pour noter toutes mes idées de film" mais une certaine forme de renoncement me happait. Je me suis dit que j'allais noter cette scène dans le café. Ce n'est pas vraiment une scène, sauf des personnages et une ambiance que je n'ai pas l'habitude de fréquenter (car je ne fréquente pas ou très peu les cafés, je m'y sens mal à l'aise). La serveuse, une femme très sportive et très en forme, répétait comme une comptine aux clients fidèles "bonjour les enfants". Elle l'a dit à un groupe de vieux assis dans un coin (des comiques car : tout à l'heure, il leur manquait une table, et lorsque l'homme à lunettes s'est assis - sans table devant lui évidemment - son ami lui a lancé : "Tu descends à la prochaine ?" sous-entendu : tu te crois dans un train, là, assis sur le fauteuil comme si c'était une banquette ?). Le vieillard, celui qui a lancé la réplique à son ami, a dit : "Les enfants ? Attends, se faire qualifier d'enfants alors qu'on a au moins cinquante balais... Elle a quel âge elle ? 35 ans ? Elle doit avoir un sérieux problème..."  Je me suis jurée que j'allais caser cette scène dans un film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je fais un film je ne veux pas d'acteurs, je voudrais piocher dans la foule (pas de professionnels mais une foule choisie, évidemment), comme Peter Watkins. Celui qui a joué Edvard n'était pas un acteur. Avec Edvard le néerlandais est une jolie langue finalement (et Olivia avait raison d'être toujours la première de sa classe en néerlandais).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114893337685359170?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114893337685359170/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114893337685359170&amp;isPopup=true' title='12 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114893337685359170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114893337685359170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/05/jai-attendu-trs-longtemps-environ-une.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114832889904380129</id><published>2006-05-22T13:02:00.000-07:00</published><updated>2006-05-23T12:26:09.743-07:00</updated><title type='text'>Msn version 7.0 incompatible avec Mozilla Firefox ? Voilà ma putain de réaction !</title><content type='html'>Session Start (albertine_disparue@hotmail.fr:Fuck Platon):Mon May 22 21:49:13:2006&lt;br /&gt;[21:49] Fuck Platon: yo, putain de pseudo baby&lt;br /&gt;[21:50] Quo vadis, baby: J'ai téléchargé un putain de logiciel&lt;br /&gt;[21:51] Quo vadis, baby: C'est pas msn mais c'est &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Trillian &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(1) &lt;/span&gt;(version 3.1). Là-dessus on peut parler dans le même logiciel avec les gens qui ont ICQ, AIM, Yahoo etc&lt;br /&gt;[21:51] Fuck Platon: wow&lt;br /&gt;[21:51] Fuck Platon: trop terrible&lt;br /&gt;[21:55] Quo vadis, baby: Avec Trillian, Microsoft viendra plus foutre la merde&lt;br /&gt;[21:55] Quo vadis, baby: Il m'a trop cassé les couilles ce type&lt;br /&gt;[21:56] Fuck Platon: viva la résistancia !&lt;br /&gt;[21:56] Quo vadis, baby: Ouais t'as vu comment je gère trop la manif contre le putain de monopole&lt;br /&gt;[21:56] Quo vadis, baby: Quelle putain de classe&lt;br /&gt;[22:01] Fuck Platon: (H)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, msn version 8.0 en bêta est maintenant disponible, mais sachez qu'il n'y a que ceux qui sont passés sous Xp qui peuvent le télécharger. C'est encore le putain de monopole qui se manifeste. What's the fucking problem with this guy, ce type, il s'imagine quoi, que je vais pas finir pas engager une guerre idéologique contre lui et changer complètement la configuration de mon ordi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(1) Logiciel créé par Cerulean Studios&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, devenu le concurrent direct de Msn Messenger&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114832889904380129?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114832889904380129/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114832889904380129&amp;isPopup=true' title='11 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114832889904380129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114832889904380129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/05/msn-version-70-incompatible-avec.html' title='Msn version 7.0 incompatible avec Mozilla Firefox ? Voilà ma putain de réaction !'/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114812558213245328</id><published>2006-05-20T04:14:00.000-07:00</published><updated>2006-05-22T13:52:25.663-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/486/2294/1600/retrato_oficina.1.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/486/2294/320/retrato_oficina.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(1) Retrato oficina, de Degas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme se tient à une poignée métallique pour ne pas être projeté en avant par les secousses du train. On pourrait l'aborder de différentes manières : lui faire remarquer qu'il voyage sans billet, ou lui rappeler que son sac est ouvert. Mais on ne l'aborde pas pour la bonne raison qu'il a l'air d'un professeur. Le train s'arrête, pendant cinq minutes la musique d'un accordéon retentit (on se rappelle de son enfance, de l'époque où on disait : "je veux être accordéoniste ou rien) ; deux filles à notre droite se tiennent par la barbichette et un garçon pleure parce qu'il va être amené chez le dentiste. Sophie se tient un peu courbée (car elle a mal au dos) et lève la tête en direction d'une pub sur une exposition de peinture. Elle a l'air très docte, très sérieuse (air qu'elle essaie d'entretenir, en vue d'ambitions futures). Elle remarque le professeur qui la remarque aussi. Il lui sourit, mais elle ne sait pas si c'est à elle qu'il sourit, ou s'il se trouve qu'il souriait dans sa direction, alors, elle ne répond pas à son sourire. Doit-on répondre à tous les gens qui sourient dans notre direction ? C'est assez délicat à évaluer. Elle se retourne, pour vérifier s'il n'y a pas quelqu'un d'autre derrière à qui le sourire peut éventuellement être destiné, mais tout le monde est occupé à autre chose, personne ne se regarde (comme dans un tableau de Degas &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;(1)&lt;/span&gt; dont elle a oublié le titre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait écrire comme Faulkner. C'est à ça que Sophie pense quand elle sort de la bouche du métro (l'escalier était éclairé par un soleil tardif - insister de façon permanente sur la position des personnages). Finalement on pourrait se soucier plus de l'effet que de la cause, c'est bien parce que Faulkner introduit un flux continu des informations (dont la cause ne provient pas d'une démonstration explicite) qu'il nous laisse patauger dans un sentiment de perplexité permanente. La texture du pull l'irrite à un endroit de la peau, elle se gratte l'épaule d'un geste pas très élégant et pense : "Je pourrais mettre ça sur mon blog ce soir". Puis elle se corrige : "non, pas ce soir, plutôt demain."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114812558213245328?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114812558213245328/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114812558213245328&amp;isPopup=true' title='7 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114812558213245328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114812558213245328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/05/1-retrato-oficina-de-degas-un-homme-se.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114772168955882652</id><published>2006-05-15T11:48:00.000-07:00</published><updated>2006-05-15T12:34:49.576-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Mon père pense que je vis comme une phtisique, il ne peut plus supporter de m'entendre tousser dans ma chambre du matin au soir à la manière d'une tuberculeuse et que je ne peux plus continuer comme ça ; et c'est là que j'attends le moment où il va me dire de prendre le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;grand air&lt;/span&gt;. J'ai aussi envie de lui citer Dostoïevski (papa, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;papa&lt;/span&gt; comme le dirait Dolly dans Lolita de Nabokov, elle serait la seule à savoir prononcer l'italique distinctement) eh bien papa ! "Je suis un homme malade, je suis un homme méchant." (Dostoïevski, le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sous-sol&lt;/span&gt;), voudrais-je lui dire. Mais je me contente de le regarder d'un air navré, sans rien lui répondre. (Tu es le type le plus ridicule que la terre ait porté, et je le pense sincèrement. Mais t'es un chouette type, hey ! Un chouette type tout à fait ridicule. Te décourage pas maintenant, dis.) J'ai bien compris que personne dans cette famille ne pouvait vivre dans ma chambre à part moi, que mes parents trouvaient intolérables le fait d'être étranger à mon confort, étranger à ma conscience, étranger pour tout. A propos, j'ai eu 8/8 en allemand, et, en fait, je ne l'ai dit à personne. Plus petite je me serais vantée de cette note en levant les bras en l'air (et en reproduisant à l'aide de mes doigts le V de la victoire), mes parents m'auraient félicitée, mais je comprends que ce qui compte pour eux maintenant ce sont les grands événements, une mention très bien au bac, une admission en prépa, une réussite à l'ENS, enfin quelque chose dont ils pourraient se vanter (car la fille de machin réussit très bien elle, pourquoi pas toi ? Tu ne passes ta journée qu'à lire tes romans, tu ne fais rien, mais fais quelque chose ! T'es incapable de remonter une pente !) Mais ce sont eux qui disent que j'ai glissé de la pente, selon leurs propres critères tordus et leurs exigences de fils et fille de bonne famille, les exigences auxquelles ils ont eux-mêmes été confrontés et qu'ils essaient de transmettre jusqu'à moi. Je lis, je lis, et des fois je suis confrontée à des bruits de talons hauts, ma mère qui rentre du travail, mon coeur palpite j'ai peur, je crois qu'elle va me faire des remontrances, mais non - les pas de mon père se dirigent vers les toilettes, j'entends la chasse d'eau mais je me dis "il tire la chasse d'eau d'un geste trop brutal, il n'est pas de bonne humeur et va me demander - mais j'espère qu'il n'ouvrira pas le frigo car dedans j'ai laissé une moitié de pomme pourrie, en la voyant il sera fâché", mais il se contente de rentrer dans son bureau, et moi-même suffoquée je sors mais je marche d'un pas chancelant comme si je n'étais pas sortie depuis longtemps "où vas-tu ? demande père, mais j'ai fermé la porte trop tôt". Sur le chemin je rencontre la voisine, mais elle a un rouge à lèvres bien trop voyant. C'est écoeurant, elle n'a pas l'air de se rendre compte que lorsqu'elle parle on dirait qu'elle crache du sang, je ne peux plus supporter ça, j'ai la même sensation que lorsque je regarde &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Edvard Munch&lt;/span&gt; de Peter Watkins, je me dis que c'est morbide - elle me demande bien sûr ce que je fais comme études, ou ce que j'ai lu récemment, mais j'écourte la conversation. En la frôlant mes narines sont remplies de l'odeur de cosmétique mêlé aux peaux ridées, et je manque de me faire écraser par une voiture. Je hais les gâteux, je me dis en traversant le trottoir à la barbare (sans passer par le passage piétons alors qu'il est à cinq centimètres), heureusement que ma grand-mère a gardé sa pureté, et surtout qu'elle n'a jamais été coquette. Près des abribus, un type incroyablement blond, à vélo, me demande quelque chose, je n'écoutais pas, je lui demande de répéter. Il me dit : "Salut Sophie tu ne te souviens pas de moi ? Je suis bidule trucmuche, du collège machin." je lui réponds que je me souviens d'avoir été au collège machin mais c'est tout. Il me répond par une tête d'enterrement, il me trouve cruelle, d'accord, en fait c'est un type qui a voulu sortir avec moi quand j'étais en quatrième troisième et à qui j'avais filé un râteau, mais il est vrai que sur le moment je ne m'en souvenais plus. Qu'on vienne pas me chercher avec ces histoires de collège - et puis je le trouve ennuyeux, j'ai envie qu'il se casse, mais il ne le fait pas. Il continue à me regarder avec insistance puis dit : "Tu es dans quel lycée ?", et je lui donne le nom d'un faux lycée. Puis j'attends qu'il se casse, ensuite je m'assois sur un banc et je pense à toutes ces théories littéraires qui agonisent dans ma tête.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114772168955882652?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114772168955882652/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114772168955882652&amp;isPopup=true' title='14 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114772168955882652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114772168955882652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/05/mon-pre-pense-que-je-vis-comme-une.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114738022267489924</id><published>2006-05-11T13:29:00.000-07:00</published><updated>2006-05-11T13:46:10.460-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je viens juste de me rendre compte d'un truc : ça fait un mois que je ne sors plus de ma chambre sauf pour aller en cours. Je loupe forcément des choses (je n'ai compris qu'ajourd'hui qu'il commençait à faire chaud), et je ne fais même plus attention aux moustiques. Le soir, je mange des pâtes, du lard grillé et une tomate cuite (nouvelle expérience cullinaire) que je me fais cuire moi-même car ça fait quelques temps que mes repas se font sans l'aide de personne. Du coup, je n'ai pas besoin de parler, alors je reste dans ma chambre et je lis. Ou alors, j'expérimente de nouvelles cuisines, un peu comme des Esseintes recherchant de nouvelles sensations fortes dans son château. Hier, j'ai décidé que samedi j'irai au marché (il n'y a bientôt plus de pâtes). Comme la bibliothèque va fermer bientôt, je ne sais pas très bien ce que je vais faire pendant les vacances. Je ne pars pas (putain je me sens de plus en plus comme un personnage de Paul Auster là, c'est plus possiiible) alors je pense que je vais rester à Beaubourg pendant les trois longs mois qui s'ouvrent. Tous les jours à Paris, peut-être pour "diversifier mon existence". J'irai voir films sur films, je lirai livres sur livres, et je crois que je ne ferai pas grand chose non plus à la fac. Pour l'instant, pour les deux semaines qui me restent je compte vivre comme je le fais maintenant : lire trois livres par semaine, ne pas réviser le bac, tout rater même la fête que mon prof d'anglais a organisée en l'honneur de son agrégation, et raconter dans son devoir d'allemand "qu'étudier c'est bien, car ça joue un grand rôle dans notre vie"(1). Je me sens cynique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Le sujet était : "Ich will nicht lernen. Ich will leben. Was denken Sie davon ?"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114738022267489924?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114738022267489924/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114738022267489924&amp;isPopup=true' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114738022267489924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114738022267489924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/05/je-viens-juste-de-me-rendre-compte-dun.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114631547997419389</id><published>2006-04-29T05:55:00.000-07:00</published><updated>2006-04-29T06:00:54.073-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je suis allée en touriste au bac blanc d'histoire-géo ce matin. Rien révisé, rien bossé. Je voulais juste voir (et j'ai vu). Au bac je réviserai quand même un peu pour éviter d'être obligée de choisir l'ensemble documentaire (parce que franchement, franchement) comme ennui, y'a pas pire. C'est pas que c'est dur, ni que c'est facile. C'est surtout très, mais alors là très très chiant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114631547997419389?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114631547997419389/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114631547997419389&amp;isPopup=true' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114631547997419389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114631547997419389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/04/je-suis-alle-en-touriste-au-bac-blanc.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114579075761077794</id><published>2006-04-23T03:39:00.000-07:00</published><updated>2006-04-23T04:23:29.386-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>L'événement, c'est que j'ai parlé à Julien, qui m'a paru lointain. Je lui ai dit "c'est incroyable que tu aies gardé cette adresse" tout en voulant lui dire autre chose. Je confirme qu'on a évité le pire, car ce qui me répulsait c'était l'idée de devoir lui dire "quoi d'neuf ?" comme deux vieux abrutis fenouillards dans un sketch français, qui se retrouvent limite après avoir tout organisé mais qui ensuite ne savent plus quoi dire, se grattent le crâne et font "euh...". Ce qui est arrivé, c'est que rien n'est arrivé, on a parlé de films, de Paname (j'adore ce mot), d'études de cinéma, (sans dire "euh..."), et je suis allée me coucher. Je suis sûre que si je racontais ça à quelqu'un, sans omettre un détail, il n'y comprendrait rien. Toute cette histoire est de toute façon proprement impossible à suivre d'une façon logique : même l'année dernière, je me souviens de tout ce qu'il y avait de banal, de normal, et de répétitif dans cette affaire et ça, pour les autres, ce serait surnaturel. Quand je prends un peu de recul je suis pas loin de penser... Ouais bref je sais pas ce que je suis pas loin de penser : rien, sans doute. D'habitude de toute façon, ces temps-ci, je ne pense à rien. Mais c'est à dire vraiment rien : tout ce qui m'arrive, le bac, les contrôles, les disserts, qui dénoncent la "fin" d'un cycle, m'aurait incroyablement surexcitée il y a six mois, mais aujourd'hui j'ai beau essayer de titiller ma flamme, mais rien, je reste spectatrice devant tout ce mouvement. Je ne trouve même pas ça fantastique ou dommage, je n'y pense rien, et ça m'éloigne de plus en plus de mes repères, des valeurs communes, des domaines sûrs, parce que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'étranger&lt;/span&gt; de Camus, c'est moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114579075761077794?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114579075761077794/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114579075761077794&amp;isPopup=true' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114579075761077794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114579075761077794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/04/lvnement-cest-que-jai-parl-julien-qui.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114562773266764806</id><published>2006-04-21T06:33:00.000-07:00</published><updated>2006-04-21T07:02:51.190-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J'ai vu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Edvard Munch&lt;/span&gt; de Peter Watkins et si y'a un truc que j'peux dire, c'est que ce film me rend malade. Bon évidemment c'est bien fun, y'a plein de détails intéressants style la focalisation à longue durée sur les visages des personnes, le fait qu'il n'y a pratiquement pas de dialogue, mais que tout soit présenté par un témoin externe, la dimension allusive et les regards fuyants et angoissés, et je pourrais en dire des tas de bien, mais ce qui gâche tout, c'est que ce film montre des tas de tuberculeux qui crachent du sang, et dès que je vois des gens cracher du sang je supporte plus. C'est pas la faute au film, je sais : évidemment on va pas demander à Watkins d'enlever ces scènes sous prétexte que ça me traumatise mais c'est plus fort que moi. ça me rend malade au sens premier du terme : premièrement parce que ça m'a rappelée une époque où moi aussi je crachais du sang à peu près une fois par mois (c'était pas aussi violent que dans le film mais pas loin), et ensuite, voir d'autres personnes dans cette situation crée un débloquage psychologique qui se traduit par la nervosité, la sueur se propageant entre les phalanges, l'envie de fermer les yeux (mais on y arrive pas car on est fasciné quand même), la gorge qui se noue (et l'impression d'avoir craché du sang moi-même). Du coup, ce qui est arrivé c'est que je n'ai pas eu envie de regarder le film jusqu'à la fin (donc je ne saurai jamais si Edvard Munch est mort lui aussi de la tuberculose ou pas, ou si finalement il s'est marié avec cette nana complètement glaciale ou pas). J'ai eu alors l'impression d'avoir claqué 27 euros pour rien (car j'ai eu le film en dvd, en collection spéciale, avec livret et bonus et tout et tout). Que dire d'autre, à part que ces temps-ci je n'ai vraiment rien fait, que je m'ennuie au point de retourner sur des chats littéraires sur wanadoo à vingt d'heures du soir, que je ne parle pas à mes contacts d'msn mais en revanche, je parle avec des paumés super bizarres du Net, où je me fais passer pour une vieillarde de 40 balais dont le père est mort à la deuxième guerre mondiale (n'importe quoi). Récemment, j'ai aussi écrit un mail de deux lignes à Julien à qui je n'ai pas parlé depuis peut-être plus de trois mois, d'ailleurs je ne sais même pas s'il a lu le message vu que je me demande si cette adresse existe encore, et si elle existait il ne répondra sans doute pas. J'écris par contre des mails de trois paragraphes à ma tante qui s'en fout, j'écris de longues lettres pour parler de livres à Pascal alors qu'il n'a sans doute jamais rien connu d'autre que la vie de Plutarque ou les exercices de maths. J'envisage même d'avoir une rubrique dans le journal du lycée et de coopérer (peut-être, si elle le veut bien) avec la rédactrice en chef. Je m'ennuie, et j'ennuie les gens en retour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114562773266764806?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114562773266764806/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114562773266764806&amp;isPopup=true' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114562773266764806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114562773266764806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/04/jai-vu-edvard-munch-de-peter-watkins.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114518450529931428</id><published>2006-04-16T01:57:00.000-07:00</published><updated>2006-04-16T04:08:47.073-07:00</updated><title type='text'>- I think that they first made love here. - Where ? In Paris, Texas ?</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Paris, Texas&lt;/span&gt; (Road movie - 1984 - Wim Wenders)&lt;br /&gt;Palme d'Or au Festival de Cannes 1984&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'on voit d'abord, c'est un homme seul, crasseux et barbu, qui erre en plein milieu du désert texan, affaibli et crevant de soif. Il sera accueilli chez un docteur (un type malsain et déprimant) mais s'enfuit presque tout aussitôt. Son frère Walt le ramène chez lui et tente de le réadapter à la vie sociale. Il s'avère que ce n'est pas aussi simple que ça : Travis, profondément marqué par un passé familial sombre et complexe, est hanté par une idée fixe, il joue le muet et l'amnésique, il s'enfuit deux fois de chez Walt pour marcher le long d'un chemin de fer. Peu à peu il semble s'habituer à Walt, mais finalement, avec son fils de sept ans, Hunter, adopté par Walt et sa belle-soeur Anne pendant les quatre ans de sa disparition, il décide de rechercher les traces de sa femme dont il n'a plus aucune nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film, l'un de mes préférés de Wenders, est avant tout l'histoire d'une errance, d'une quête interminable de sa propre identité et de ses origines à travers des paysages secs, fissurés et typiquement américains. Ces grands espaces vides et désertiques, symboles de l'oubli, de la répétition et de la monotonie, renforcent le contraste avec l'arrivée dans la ville : c'est alors l'adoption d'un espace urbain très mouvementé, l'idée de la découverte et de la modernité, l'idée d'une traversée à deux (thèmes qu'on retrouve aussi dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alice dans les villes&lt;/span&gt;  ou dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kings of the road &lt;/span&gt;- de Wim Wenders), l'impression d'avoir atteint un sommet. Travis retrouve finalement Jane dans une sorte d'hôtel où des blondes, dans des cabines, servent de thérapeutes à des clients esseulés et souvent dérangés. Là, tous les deux, par téléphone, à travers une vitre qui séparent les deux cabines (où un éclairage particulier est arrangé pour qu'il puisse la voir, mais pas elle), ils se redécouvrent par des échanges courts et des silences. La fin du film est empreinte de chaleur et de sensibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dialogue entre Travis et Walt dans la voiture : &lt;/span&gt;(ça risque d'être légèrement inexact car je n'ai reconstitué cela que de mémoire, après l'avoir vu seulement une fois)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;WALT&lt;br /&gt;So... Why did you buy that land ?&lt;br /&gt;TRAVIS&lt;br /&gt;Why ? Er... Well, I... I forgot.&lt;br /&gt;WALT&lt;br /&gt;What ? Do you mean, you forgot why you bought that land ?!&lt;br /&gt;TRAVIS&lt;br /&gt;Er... Yeah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Silence.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TRAVIS&lt;br /&gt;In fact, well, I remember now. One day my father told me that he and my mother...&lt;br /&gt;WALT&lt;br /&gt;It's your mother ?&lt;br /&gt;TRAVIS&lt;br /&gt;Yes, I mean, you know : my mother, not yours. Well, he told me one day that he and my mother came once to Paris, Texas.&lt;br /&gt;WALT&lt;br /&gt;Does it exist ?&lt;br /&gt;TRAVIS (laughs)&lt;br /&gt;Oh yes. And I think that they first made love here, you know, in... In Paris, Texas. At those times people always thought that it was Paris, France. And before telling them that it was "Paris, Texas", my father just said first that it was in "Paris", then they thought it was "Paris, France", and when they knew finally the truth they were always surprised. That joke... it always made him laugh a lot.&lt;br /&gt;WALT&lt;br /&gt;So, d'you think that you've been conceived there ? In Paris, Texas ?&lt;br /&gt;TRAVIS&lt;br /&gt;Yes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114518450529931428?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114518450529931428/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114518450529931428&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114518450529931428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114518450529931428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/04/i-think-that-they-first-made-love-here.html' title='- I think that they first made love here. - Where ? In Paris, Texas ?'/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114457981261839582</id><published>2006-04-09T02:33:00.000-07:00</published><updated>2006-04-09T03:59:13.776-07:00</updated><title type='text'>Premier fragment</title><content type='html'>Je me suis aperçue que dans le temps j'aurais pu faire beaucoup, et que ce n'était pas la fuite du temps qui me l'en empêchait. Quelque part une angoisse pernicieuse s'infiltrait dans ma conscience jusqu'à ce que, paralysée, je ne pouvais plus rien entreprendre. Je trouvais bon de me laisser des délais ou d'anticiper de surréalistes scènes pour me convaincre de changer d'avis. Il était toujours trop tôt pour tout. Ainsi, c'est l'angoisse qui m'empêche de participer en classe par exemple, ou d'engager la conversation. Je ne lève la main que pour répondre à des questions dont je suis sûre de connaître la réponse, car un regard désapprobateur m'aurait anéantie. Dans un cours de philosophie politique, notre professeur avait proposé à la classe d'organiser un débat ; le sujet était "le sage ne doit pas faire de politique" (Epicure) et même pour ce genre de sujet que je n'avais tout d'abord pas trouvé intéressant, j'avais cependant trouvé le moyen d'allumer en moi le plaisir de développer. J'aurais pu intervenir ; je ne l'ai pas fait. Pourquoi ? A chaque minute je me disais qu'un autre pouvait tout aussi bien avoir exposé les mêmes idées que les miennes, mieux que je ne l'aurais fait, sans doute, et il m'aurait été extrêmement pénible de lancer avec flamme des idées qui s'avéraient superflues ou déjà énoncées. Le temps que les arguments pour et contre luttaient dans mon dialogue intérieur, la sonnerie, annonçant la fin de la première heure de cours, avait déjà rententi. La deuxième heure se déroula de façon identique à la précédente : la confrontation des idées entre camarades faisaient rage sans que je n'ose ouvrir une fois la bouche, et pourtant j'aurais voulu revenir sur cette idée de la distanciation entre le sage et la société que je ne jugeais pas forcément évidente, ou du moins, pas systématique. Jusqu'à ce que, fort évidemment, Matylda (une polonaise arrivée depuis deux ans déjà dans notre classe littéraire, intéressée par tout ce qui touche de près ou de loin à "l'art en général", "la politique", ou "la philosophie") engagea le débat sur un autre terrain, celui de la "distance", le domaine précisément où je voulais amener mes idées. Précisément ce n'étaient pas exactement les mêmes idées qu'elle exposa, mais je comptais lui répondre quand une autre personne de la classe coupa court au flux de mes pensées. J'ai le malheur d'avoir l'esprit lent et, à l'oral, de ne pas m'exprimer de façon distincte et par comparaison à la brillante intervention de la personne précédente, j'ai préféré me taire. Finalement je finis par perdre complètement le sens de ce que je voulais dire au début et je choisis l'attitude de l'auditrice plutôt que celle qui gêne et qui essaye d'intervenir en tiers dans une conversation déjà approfondie de tous côtés. Le lendemain, après le cours d'endurance, et après s'être fait bousculer par des manifestants dans la rue du lycée, Matylda m'annonça son étonnement de ne pas me voir intervenir durant le débat philosophique de la veille. Justement, elle attendait de ma part des arguments, ou au moins un signe, elle "m'attendait au tournant". Je ne sus pas lui répondre autre chose que des phrases inachevées ou des résumées de justifications ressemblant plutôt à des sons monosyllabiques qu'autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques temps, les effets secondaires de cette angoisse consistait en ce que, en général, par esprit de contradiction, je pallie la peur d'être amorphe en renforçant l'audace de m'introduire comme une intruse dans le monde interne des gens, sur les bancs du collège, qui pensent pouvoir lire tranquille. Au collège, non seulement on ne me voyait plus qu'avec des livres, mais il suffisait qu'une personne ait un livre à la main pour que, sans façon, je lui pose un interrogatoire. Une amie m'avait même dit que je me croyais trop "dans un salon" mais que je finirais tôt ou tard par retomber dans les lois de la gravité terrestre. Je me souviens quelle tête elle avait fait lorsque j'ai dit à deux personnes affalées sur un même fauteuil, lisant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'étrange histoire de Peter Schlemil&lt;/span&gt; dans une édition bilingue : "Ne pouvons-nous pas dire, après avoir lu l'histoire de Peter, qu'il était sans l'ombre d'un doute considéré comme un monstre ?" Ils m'ont regardée tous les deux d'un air ahuri. Pourtant, j'étais fière de ma trouvaille : "sans l'ombre d'un doute" (Peter est, dans le roman, un personnage qui vend son ombre au diable). Mais un peu plus tard, l'amie me confia vaguement que la littérature était un point sensible, il ne fallait donc pas s'engager comme ça sur ce terrain d'entente avec n'importe qui ; j'ai pensé que c'était sa véritable raison pour me dissuader de persévérer dans cette attitude, mais en réalité il s'avéra qu'elle avait honte de moi et de mes initiatives. Ce n'était pas dans l'ordre des attitudes "admises" ; paraît-il, et elle appelait ça "se taper l'amitié" ; expression que je jugeais peu noble. Finalement, au fur et à mesure je résolus de surmonter l'envie de connaître "des gens qui lisent" et de faire un tri comme si je me croyais sur le Net. J'acceptai la réalité sociale qui s'offrait à moi ; celle de connaître "des gens tout court" dans des conditions banales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114457981261839582?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114457981261839582/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114457981261839582&amp;isPopup=true' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114457981261839582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114457981261839582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/04/premier-fragment.html' title='Premier fragment'/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114434631948598683</id><published>2006-04-06T10:58:00.000-07:00</published><updated>2006-04-06T10:58:39.506-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Finir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paludes&lt;/span&gt; - Gravité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114434631948598683?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114434631948598683/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114434631948598683&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114434631948598683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114434631948598683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/04/finir-paludes-gravit.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114375006464221370</id><published>2006-03-30T11:32:00.000-08:00</published><updated>2006-04-23T04:54:09.870-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je sais pas quel est le putain de problème de ma life, mais elle doit franchement être complètement déréglée. Non seulement je n'ai participé à aucune manifestation (ce n'est pas ça le pire), le pire, c'est que dans mon lycée d'enfants sages la plupart vont aux cours. Certains osent même l'action héroïque de sauter par dessus les grilles quand il y a blocus pour se faire bercer par la douce voix de Sainte Mère des Lettres ou Saint-Père des Maths. Il y a des fois de maigres rassemblements devant le portail pour quand même faire comme tout le monde, mais ça ne va pas plus loin. Et la cerise sur le gâteau : il se trouve que je suis pour le CPE. Je bascule vers le côté obscur de la force, c'est-y pas possible. Même que je ne m'engagerai pas politiquement sur ce blog, mais il se trouve que j'ai envie de faire un site avec des liens vers n'importe quoi et des boutons où on peut cliquer si on veut se défouler, donc si ça me botte j'irai organiser mes arguments là-bas. Je me sens abandonnée par le lycée, et je n'ai plus rien fait depuis trois mois à part mes cours du CNED pour le chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pendant la période de manifestations, où j'ai lu le plus de romans en anglais, de pièces de théâtre et de nouvelles. Ce qui m'assassine c'est que je vis des trucs qui n'ont vraiment rien à voir avec le contexte. Dans mon cas je ne sais même pas si on peut appeler ce fourmillement d'informations "contexte". Je regarde &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Strada&lt;/span&gt; de Fellini, ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'avventura&lt;/span&gt; d'Antonioni, ou encore &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cet obscur objet du désir&lt;/span&gt; de Bunuel pendant qu'à la télé c'est la ruée vers les débats sur le CPE. C'est ça qui me tue : l'impression de ne pas vivre dans une dimension bien réelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi je sortais du cours du piano, y'avait un type là-bas que je trouvais réellement sympathique rien parce que lui aussi avait l'air de ne pas vivre dans le contexte. Je l'avais remarqué parce qu'il était assis, comme tous les mercredis quand je sors de mon cours, sur un fauteuil à l'endroit où il y a plein d'autres fauteuil. Il est trop âgé pour être un élève. En plus je pense qu'il vient au conservatoire non pour suivre des cours, mais pour regarder la télévision. Dans la salle d'accueil une télé est accrochée de traviol au plafond, et ça fait des années que des opéras ou des concerts en tout genre y passent. Quand j'avais un peu moins de dix ans et quand j'étais moins impassible qu'aujourd'hui mes yeux avaient la sale habitude de se raccrocher à chaque objet qui passait, et en attendant le cours de piano j'avais les yeux scotchés à la télé car en fin de compte y'avait que la télé qui interpellait mon sens de l'observation. Donc le fait qu'il vienne exprès pour regarder la télé, le type là à qui on ne disait jamais bonjour car tout le monde était trop habitué à le voir, un peu comme on regarderait un poteau ou un pion, je sais pas mais ça m'a interpellée. En fait c'était un garçon comme on en trouvait partout, ce qui faisait la différence c'est qu'il tuait son temps au conservatoire à écouter de l'opéra, et moi je trouve ça vachement autonome et détaché. C'est la classe une attitude pareille quoi. Qu'on vienne me prouver le contraire ! (Et de toute façon tout est toujours subjectif, c'est bien connu)&lt;br /&gt;---------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En rentrant j'ai fait un plan que j'essaerai de suivre avec les moyens du bord :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ACHATS HYPOTHETIQUES&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;LIVRES -------------------------- 5 par mois (+ emprunts bibliothèque)&lt;br /&gt;DVD -----------------------------  1 par mois (+ emprunts bibliothèque)&lt;br /&gt;PARTITIONS --------------------  1 par an (+ celles que je pourrai me procurer chez Platonistyle)&lt;br /&gt;MANGAS ------------------------  3 par mois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste : à dépenser chez l'arabe qui vend des bonbons, car je n'aime pas économiser&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'ai fini cette liste, mon père est entré dans ma chambre. Je lui ai demandé : "Tu as vu ? A l'Assemblée on devient fou, rien que pour une initiative de quelqu'un qui n'avait pas totalement tort. C'est de la surenchère, non ?" Et j'ai été contente d'employer ce mot "surenchère", réellement ça fait très distingué. Après, j'ai oublié pourquoi il était entré dans ma chambre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114375006464221370?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114375006464221370/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114375006464221370&amp;isPopup=true' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114375006464221370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114375006464221370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/03/je-sais-pas-quel-est-le-putain-de.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114297186954743848</id><published>2006-03-21T12:04:00.000-08:00</published><updated>2006-03-21T12:14:36.560-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Sinon, ce matin, j'ai écrit une dissertation d'une lenteur et d'une médiocrité abominables. J'ai pensé pendant un moment rendre copie double car c'était franchement la honte mais je n'étais pas assez révolutionnaire. Le sujet était "y'a-t-il des opinions indéfendables", si je l'avais peaufiné chez moi j'aurais peut-être eu 13 ou 14 comme d'habitude, mais là je n'ai même pas le 6. J'ai fait un plan, le plus plouc possible, un plan très logique et obéissant mais qui se limite au minimum protocolaire (I/ En quoi il existe des opinions défendables, II/ Dans quelles conditions peut-on dire qu'une opinion est "indéfendable"). Je me méprise. Je crois que je n'irai pas loin dans la vie. J'ai passé ces quatre heures à répéter la phrase du sujet, les expressions du sujet, à les changer de place et à en trouver des synonymes. Non, là, je ne pourrai jamais avoir de licence philosophie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114297186954743848?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114297186954743848/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114297186954743848&amp;isPopup=true' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114297186954743848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114297186954743848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/03/sinon-ce-matin-jai-crit-une.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114149768958762770</id><published>2006-03-04T10:09:00.000-08:00</published><updated>2006-03-04T10:41:29.606-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>J'ai, dans ma chambre, un vieux tourne-disque et des 45 ou 33 tours, j'écoute du Brahms et Led Zeppelin en faisant durer ma toux et ma fièvre, je lis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Eneide&lt;/span&gt; de Virgile qui est décidément une petite merveille, et je me dis que Brunot avait raison, il faudrait raser l'humanité, sauf ma chambre. Ce type est quand même vachement intelligent, on peut pas contredire ce qui est au départ une certitude, d'ailleurs qu'en sais-je si je suis amoureuse de lui ou non (je tombe facilement amoureuse, mais je ne le pensais pas, en outre, je n'aime pas parler d'amour, je mélange sans doute ce sentiment pur avec celui, symptomatique et bestial, de la fascination). Que sait-il, lui, de la fascination primitive et souvent infondée, pour un halo de présence, pour un type dont on a entendu parler seulement, car on m'en parle, de Brunot, comme d'un génie angoissant et suspect en soi, d'un happy few profondément bizarre et souvent détaché de tout, se foutant de tout sauf de conserver sa réputation, quelqu'un qui parle de "concours" ou "d'examens" comme des phases secondaires et accessoires, mais qui contrairement à la conséquence logique de ces critères, est absolument sérieux avant tout, professoral et organisé. Brunot c'est, comme Obermann, un type qui ne travaille pas, mais qui sent. Ainsi je ne peux plus que mépriser ces gens que je croise dans le métro, car ils ne savent rien de Brunot. Entre l'année 1999 et l'année 2001, Olga s'est détachée de moi à cause de mon idéalisme et de mon intellectualisme, mais convertir un fidèle à un mode de vie radicalement différent serait trop bête, pourquoi devrait-on réagir seulement après un raisonnement bien pesé, pourquoi faire un tri entre "ceux qui pensent juste, et ceux qui pensent faux"  ?  Ce n'est pas de la vigilance, c'est de la paranoïa.  Moi je ne donnerai jamais de leçons de morale à un type amoureux, je trouverai ça trop bas, improvisé et pas constructif. Mais dans la rue, le mépris dans l'anonymat est légitime, je n'ai aucune cible directe, c'est toute la masse des gens qui ne savent rien de cette réalité qu'est Brunot, moi, ça me débecte, je sais pas comment on peut vivre en acceptant cette fatalité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114149768958762770?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114149768958762770/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114149768958762770&amp;isPopup=true' title='10 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114149768958762770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114149768958762770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/03/jai-dans-ma-chambre-un-vieux-tourne.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114095551012020848</id><published>2006-02-26T03:26:00.000-08:00</published><updated>2006-02-26T04:11:54.123-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>En fait, j'ai envie d'être refusée en prépa pour étudier à la Sorbonne. Mais je mettrais prépa en premier voeu car mes parents me l'ordonnent. J'ai environ 80% de chances d'être refusée en prépa, car puisque la prépa n'était pas mon ambition première, je n'ai rien fait dans ce sens. Je m'en tirais avec un 10 ou 11 de moyenne générale et j'ai eu C pour toutes mes trois années à Van Gogh, classée un peu au milieu des niveaux de la classe. C'est bien assez, et c'est déjà difficile. On m'a dit que C c'était "un peu juste" pour entrer en prépa, et j'en suis ravie. Hier je suis allée aux portes ouvertes de la Sorbonne (entre 15h et 18h) et je me suis dit : j'ai envie d'étudier trois ans dans un endroit chic avant de me mettre à étudier sérieusement. Avant d'étudier sérieusement je voudrais découvrir le monde de ceux qui se la pètent en récitant des bouts de Heidegger, car jusqu'à maintenant je n'ai eu que ceux qui se la pètent avec leurs connaissances en jeux vidéos. Ce qui est bien c'est qu'à la Sorbonne ils prennent tout le monde et paraît-il c'est pas très difficile pour quelqu'un qui avait des notes potables à Van Gogh. C'est bien pour moi, qui veut profiter de l'ambiance intellectuelle du Quartier Latin sans être vraiment intellectuelle. Hier, j'ai tout découvert. J'ai découvert les toilettes de la Sorbonne et j'ai eu cette révélation : on définit une fac grâce à ses toilettes. J'y suis passée plus d'un quart d'heures à lire les graffitis au marqueur noir, c'était vachement réconfortant et stylé, de savoir qu'il y a des gens qui ne savaient pas raisonner à la Sorbonne, (il y en a partout), mais la différence c'est que ces gens sont des crétins voulant se la jouer pseudo-intellectuel donc il est permis de leur en mettre plein la vue sans qu'ils nous contredisent. Les auteurs de ces graffitis sont en fait des wannabe littéraires avec un paquet d'idées ultra-douteuses frôlant la patrie du nimportenawak : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Philosophie &lt;/span&gt;(avec le petit symbole pour "philosophie")&lt;span style="font-style: italic;"&gt; is everything&lt;/span&gt;, disait l'un au marqueur noir, ce qui a suscité cette réponse : "oui mais cette phrase n'est pas très philosophique." Il y en avait d'autres à hurler de rire ou de désespoir : "Non à l'islamisation de la Sorbonne !", ou : "J'ai envie de me faire sucer la bite" ce qui a suscité cette réplique sagace : "Tu n'as pas tort, mais ça aurait pu être dit moins vulgairement."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sortie et j'ai embrassé des yeux les escaliers et les murs qui étaient plus que jolis, j'ai eu l'envie puérile d'aller partout, de toucher à tout, de m'asseoir sur tous les bancs pour savoir ce que ça ferait quand je serai "vraiment" à la Sorbonne, de dire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paris, à nous deux&lt;/span&gt; comme Rastignac dans le Père Goriot entre deux colonnes de marbre, et je me suis dit : "Oh là là, visiter la Sorbonne c'est plus chouette qu'aller au Louvre" . Les lycéens présents aux portes ouvertes étaient vachement classes, avec des manteaux de fourrure comme dans les films, des écharpes style années soixantes comme on en voit plus, c'étaient pas des d'jeuns cools de banlieue mais des Rimbaud illuminés. Comme je ne voulais pas attendre Kévin qui attendait depuis quelques heures une brochure pour la licence en philo, et qui, éventuellement, aspirait à un entretien intime avec une doctorante en philo, je suis partie explorer un peu toute seule la salle des lettres, la salle des langues, mais j'ai quand même été interrompue dans mon élan par deux professeurs qui voulaient m'attirer dans leur traquenard (nan mais franchement j'ai une gueule à vouloir faire lettres classiques moi ? Non madame ils sont fous ces romains). On m'a demandé si j'avais déjà fait du latin et si je voulais être prof ou passer le CAPES, j'ai fait oui à la première question et non à la deuxième. Ils avaient eu l'air déçu quand ils ont découvert le malentendu : "En somme, vous voulez faire lettres modernes. Mais si la brochure là vous intéresse prenez-toujours." Je suis retournée vers la salle F303 ce qui m'a amené à un dialogue rhétorique avec la doctorante en philosophie, qui m'a enseigné précisément, qu'il y avait ici à la Sorbonne des bibliothèques où même elle n'avait pas le droit d'entrer ("vous vous rendez compte, moi, une prof, une doctorante"). Elle devait amener une preuve de recherche et consulter tel livre en le sortant avec une prudence extrême, feuilleter les pages avec une loupe et des gants, ce qui a poussé Kévin a faire cette analogie : "Oui c'est comme moi, car chez moi dans le salon il y a un canapé, et personne n'a le droit de s'y asseoir sauf ma mère." J'ai eu honte pour lui mais c'était bien drôle, et très osé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114095551012020848?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114095551012020848/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114095551012020848&amp;isPopup=true' title='7 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114095551012020848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114095551012020848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/02/en-fait-jai-envie-dtre-refuse-en-prpa.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114087341728354657</id><published>2006-02-25T05:14:00.000-08:00</published><updated>2006-02-25T05:41:47.123-08:00</updated><title type='text'>Le lycée Van Gogh et nous</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://document.linternaute.com/document/image/550/2nde-284382.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://document.linternaute.com/document/image/550/2nde-284382.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(1977)&lt;br /&gt;2nde C&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://document.linternaute.com/document/image/550/seconde-354403.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://document.linternaute.com/document/image/550/seconde-354403.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;(1982)&lt;br /&gt;Seconde L&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://document.linternaute.com/document/image/550/1975-441892.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://document.linternaute.com/document/image/550/1975-441892.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;(19751976)&lt;br /&gt;2°C4&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://document.linternaute.com/document/image/550/terminale-645470.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://document.linternaute.com/document/image/550/terminale-645470.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Terminale D2 (1975)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://document.linternaute.com/document/image/550/3eme-701607.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px;" src="http://document.linternaute.com/document/image/550/3eme-701607.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;(1963-64)&lt;br /&gt;Classe de troisième littéraire (latin)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114087341728354657?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114087341728354657/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114087341728354657&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114087341728354657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114087341728354657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/02/le-lyce-van-gogh-et-nous.html' title='Le lycée Van Gogh et nous'/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114052967234050175</id><published>2006-02-21T05:13:00.000-08:00</published><updated>2006-02-21T06:03:35.150-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Nous étions trois, et à un moment Pierre a dit quelque chose comme "trois ce n'est pas assez", mais il a tort, trois c'est le chiffre de l'équilibre. Notre petit triumvirat a longé le cours d'eau de la Seine et mon ventre a grogné quand Pierre a dit :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je serai l'homme qui, en voulant étreindre la lune, sera englouti par les flots.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J'ai répondu :&lt;br /&gt;J'ai faim.&lt;br /&gt;Et nous sommes partis chez Léon manger des moules-frites. Ce qui est bien, avec les moules-frites, c'est qu'on peut les manger à n'importe quelle saison, et ce sera toujours bon. Ce n'est pas le cas pour tous les plats. Je pensais à un contrôle d'histoire quand deux monsieurs en redinguote sont entrés dans le restaurant, et ça m'a fait penser au Procès de Kafka. A la fin, K. est emmené par deux monsieurs en redinguote dans une clairière où il périra sans témoins, tué comme un chien. Je n'arrêtais pas de leur jeter des coups d'oeil car je voulais savoir si eux aussi passaient leur temps à s'échanger les politesses. Pierre a suivi mon regard, s'est retourné, mais moi j'ai dit : "Non rien", ce qui l'a en quelque sorte réconforté. "Mais si, a dit Pascal. Sophie veut avoir un ticket avec le beau Alfredo avec un imperméable bleu marine." Je n'ai pas répondu, car je n'ai pas compris tout de suite qui exactement il appelait "le beau Alfredo". Ce n'est que lorsqu'un garçon en bleu marine, l'air argentin, s'est levé que j'ai compris, et je voulais dire à Pascal : "Moi je t'emmerde", mais c'était trop tard. Vers deux heures de l'après-midi Brunot nous a rejoints et il nous a proposés d'aller à un Parc. On ne savait pas si près d'ici il y avait un Parc, nous l'avons cherché, mais en même temps j'avais aperçu une librairie pas loin, et je leur ai ordonné d'y entrer avec moi. "Putain Sophie, a dit Pascal. Même moi je ne lis pas autant que toi", et il commençait vraiment à me taper sur les nerfs. Je lui ai dit : "Je t'emmerde", ce à quoi il m'a répondu : "Pourquoi ?" mais Brunot a cru bon de nous calmer par des petites tapes dans le dos. Nous sommes restés environ une demie-heure dans cette librairie mais sans que je parvienne à trouver quelque chose qui me plaise. Il faut dire qu'à trois ce n'est pas pratique d'évoluer librement entre les rayons, car on ne peut pas leur dire "laisse-moi chercher tranquille" s'ils n'ont pas déjà acquis la méthode de recherche à plusieurs dans une librairie étroite. Quand on est plusieurs dans une librairie, on assume et il faut donc se séparer momentanément. Pascal a dit : "Sophie j'ai trouvé quelque chose pour toi". Mais c'était une blague. Il montrait un livre avec une photo de fille asiatique dessus. Je n'en suis pas sûre, mais ça s'appelait peut-être "le palanquin des larmes". Je lui ai dit : "J'ai trouvé quelque chose pour toi", et je lui ai sorti le "français pour les nuls". Brunot nous a fait attendre encore une heure pour du Virgile, mais quand il a enfin trouvé le livre et qu'on est passés à la caisse, il s'est rendu compte qu'il n'avait pas assez d'argent. J'ai dit à Pierre : "Je m'ennuie", et nous sommes allés chez Pascal pour s'ennuyer moins. Il y avait sa soeur qui parlait au téléphone en allemand. Mais c'est drôle, parce que Pascal n'est pas allemand : il est italien. Je crois que pour distraire les gens qui passaient chez lui, Pascal n'avait à leur proposer que des jeux de société, mais qui datent de quinze ans. Alors nous avons sorti un jeu de cartes, mais Brunot gagnait tout le temps et on se demandait s'il n'y avait pas de la triche quelque part. Puis des amis de Pascal que je ne connaissais pas sont arrivés. Il y en a un qui m'a serré la main et m'a fait : "Dis, tu t'appelles comment toi ?" "Elle s'appelle Sophie, a dit Pierre". "Je m'appelle Sophie, ai-je renchéri." "C'est l'amie de Pierre, a fait Pascal." "C'est l'ennemie de Pascal, a fait Brunot." "Je confirme, j'ai dit." Mais Pierre, d'après ce que j'ai compris, n'aimait pas Henri, qui est l'ami de Pascal mais pas le sien, et pour ne pas le laisser seul je suis sortie faire un tour avec Pierre, puis on a révisé ensemble des matières différentes pour des niveaux différents pendant environ une heure. Pierre a sorti de sa poche un malabar. J'ai eu envie qu'il m'en propose un, mais il ne l'a pas fait, et pendant les deux jours qui suivaient je ne faisais plus que penser à ce malabar que j'aurais dû avoir mais qui m'avait échappé des mains par l'égoïsme intolérable de Pierre. La prochaine fois, quand je verrai Pierre, j'achèterai mon propre stock de malabar et je ne lui en proposerai pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114052967234050175?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114052967234050175/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114052967234050175&amp;isPopup=true' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114052967234050175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114052967234050175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/02/nous-tions-trois-et-un-moment-pierre.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114037912152247409</id><published>2006-02-19T11:50:00.000-08:00</published><updated>2006-02-19T12:01:37.313-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>C'est indéniable : j'aime le rock. Je faisais un peu le ménage dans ma cdthèque quand j'ai retrouvé le vieux cd de velvet underground (sans savoir ce qu'il faisait là) et je l'ai écouté un peu sans savoir ce que je faisais, mais velvet underground m'a séduite : voilà, je suis amoureuse du groupe, de la photo du groupe (quatre garçons et une femme), et amoureuse de Lou Reed. Velvet Underground c'est un groupe qui date des années 80 mais quand on écoute on dirait franchement les Beatles (60-70). C'est assez classique dans le genre, mais dans "I'm sticking with you" le déroulement de la chanson sort du cadre. J'aime assez le rock, et il y a pas mal de temps j'avais une "phase rock" juste avant d'avoir ma "phase jazz". (ça remonte à l'année dernière, quand en même temps je découvrais Virginia Woolf et Heinrich Böll en littérature). J'écoutais par exemple Talking Heads, Goldfrapp et les Pixies, ainsi que d'autres qui m'échappent, mais comme mon prof d'anglais a fait découvrir Strange fruits de Billie Holliday en classe, je suis tombée amoureuse de Billie Holliday, du Jazz, et j'ai oublié le rock. Ensuite, je suis tombée amoureuse de Keren Ann et de Camille et j'ai oublié le Jazz. Maintenant je suis convaincue à mort que pour n'oublier aucune musique je dois acheter le cd, comme ça, dans cent ans en faisant le ménage, peut-être que je retomberai dessus comme je l'ai fait avec the Velvet Underground.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114037912152247409?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114037912152247409/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114037912152247409&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114037912152247409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114037912152247409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/02/cest-indniable-jaime-le-rock.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114026233519877901</id><published>2006-02-18T02:24:00.000-08:00</published><updated>2006-02-19T01:40:42.863-08:00</updated><title type='text'>"L'humble pécheur, Dmitri Larine, serviteur de Dieu et général de brigade, repose en paix sous cette pierre." (Pouchkine, Eugène Onéguine, II.36)</title><content type='html'>Si l'on veut, on peut dire que ce n'était pas intéressant. Ce n'était pas non plus une aventure follement stimulante ni follement révélatrice. C'était bien organisé, on leur doit ça. Nous n'avions pas à nous plaindre, oh non, nous avions juste à regretter d'avoir perdu une journée. Houilles est un no man's land où quelques huttes sont parsemées de ci de là mais ça ressemblait plus à des plaines campagnardes qu'à une base militaire. Si l'on ne savait pas qu'on était en JAPD, on aurait pu prendre les bâtiments pour des pensions pour retraités. Les militaires étaient nécessairement enjoués, actifs, et un peu tendus. Je leur reproche juste, pendant la propagande qu'ils nous ont servie, d'avoir osé envoyer des rapprochements faux et minables comme : "Pendant la guerre 14-18, des jeunes de dix-sept ans se sont engagés à l'armée. Auriez-vous fait la même chose ? Allons, on voit bien que les jeunes d'aujourd'hui ont perdu leur sens des responsabilités." Pendant deux heures rien qu'à cause de cette remarque stupide et ras les pâquerettes je fulminais sur ma chaise, je ne tenais plus en place, et j'avais envie de leur dire : "On n'ose rien dire sans reconsidérer le contexte historique, monsieur. Pour ces jeunes, la plupart s'engageaient plus pour l'excitation de l'inconnu que pour la conscience des responsabilités. Et aujourd'hui, je ne vois pas pourquoi on "regresserait" par rapport à eux. Il y a plusieurs responsabilités. La responsabilité ne se manifeste pas seulement par son engagement dans l'armée." Mais par crainte d'engager une polémique et de me faire renvoyer chez moi, j'ai été sage. Vers le début de la matinée, tous les jeunes assis dans cette petite salle devaient faire leur présentation. J'ai été choquée de voir que se trouvaient réunis les jeunes issus de la population la plus à plaindre des banlieues sud-parisiennes, et que j'étais une des rares seules à avoir suivi le cursus scolaire normal. Quand j'ai dit "je m'appelle Sophie et je suis en Terminale L", je sentais que je me démarquais déjà par rapport à eux, tous des bac pro, certains au chômage, d'autres en situation précaire. Là, j'ai vraiment senti le privilège de mon statut, combien j'ai été choyée et protégée dans cette banlieue de bourgeois ou de français pépères, des intellectuels de droite ou soit-disant socialistes (mais contre Hollande et pour Ségolène Royal), loin des réalités de la "crise des banlieues" dont on nous rabat les oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au repas de midi, un militaire en costume de civil m'a demandé : "Qu'est-ce que tu lis ? - Je lis un truc de Simenon. C'est là où Maigret tend un piège." Et pendant le reste de l'heure, le militaire n'a cessé d'essayer de me draguer, malgré son air vilain et ses manières peu délicates, et sa manière de me faire risette, qu'on dirait un peu forcée. Je ne voulais pas exactement qu'il me laisse tranquille, en fait je ne pensais à rien de tel. Je pensais que c'était amusant d'être draguée ici, à Houilles, dans une plaine déserte où personne n'allait jamais, à Houilles où on se plaint qu'il n'y ait pas grand monde. Ce qui m'a fait penser aussi, entre autres, au &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Balcon en forêt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de Julien Gracq, qui relate les anecdotes d'un narrateur s'ennuyant dans une forêt, pendant la drôle de petite guerre, où en fait tout le monde aurait préféré d'être envahi une bonne fois pour toutes par ces boches qu'on ne voyait jamais. Ah ! C'est sûr, on ne se bat pas pour aller à Houilles, a fait remarquer une blondinette un peu révoltée, les bouches pincées, la fourchette en l'air. Mon collègue, au moins, il a eu l'intelligence de se faire muter ailleurs, et au moins - lui ! - il arrondit bien ses fins de mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant la pause, comme j'étais en train de feuilleter distraitement un Tangentes périmé, une fille en face de moi a tapoté un endroit de la page à l'aide de son index, et m'a demandé : "Tu connais ça ?" Ce qu'elle désignait, c'était une grille de Sudoku, répétoriés selon les niveaux, du plus facile au plus difficile. "Non, c'est quoi ? Enfin, j'en ai eu vent, je savais que c'était un jeu à la mode mais je n'en connais pas les règles." Sa bouche s'est ouverte mais aucun son n'en est sorti. Avec une hilarité manifeste, elle a dit : "Quoi ! T'es la première personne que je rencontre qui n'en a jamais fait un ! On en fait un ensemble maintenant si tu veux. C'est facile. Le but du jeu est de remplir les chiffres dans les cases vides en essayant de remplir une ligne sans que les mêmes chiffres se rencontrent. Tu comprends ?" Elle a commencé à en faire un toute seule, en hochant la tête, en mordant nerveusement le bout de son crayon, en raturant des colonnes, en murmurant de temps en temps "Tu vois ça ?", puis c'était à mon tour, et je me suis laissée moi aussi emportée par le charme des sudokus. Avant de rentrer chez moi, j'ai acheté dans une boutique d'un quelconque métro un petit carnet spécialisé dans les sudokus, classés du niveau de débutant au niveau confirmé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins, la JAPD m'aura appris ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114026233519877901?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114026233519877901/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114026233519877901&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114026233519877901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114026233519877901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/02/lhumble-pcheur-dmitri-larine-serviteur.html' title='&quot;L&apos;humble pécheur, Dmitri Larine, serviteur de Dieu et général de brigade, repose en paix sous cette pierre.&quot; (Pouchkine, Eugène Onéguine, II.36)'/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22545406.post-114008948330175907</id><published>2006-02-16T02:48:00.000-08:00</published><updated>2006-02-16T04:12:08.323-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Je ne l'ai pas remarqué tout d'abord, mais en réfléchissant bien je crois qu'elle s'ennuyait. La question est : s'ennuyait-elle avec moi, où étaient-ce les circonstances imprévues, la façon cavalière dont on nous a introduites, l'atmosphère lourde de la soirée et l'avant-goût du snobisme décadent omniprésent qui l'ennuyaient ? Elle a commencé par me dire qu'elle n'en pouvait plus de toute cette culture, mais surtout ce que j'ai retenu de Justine, c'est son désespoir évident, cette façon de toujours marcher à côté de la plaque, comme si elle réclamait que quelqu'un la soutienne, cette façon de me tenir la main, qui n'est pas vraiment tenir la main au sens strict du terme mais plutôt la frôler. Quand elle a commencé à me manifester des signes indéniables d'affection, j'ai commencé à paniquer. ça faisait tellement longtemps que je n'avais établi des bases d'une nouvelle amitié, que pour moi la question ne se posait plus. Avant, mon entourage était géré par des habitudes, une authenticité traversant les siècles et qu'on ne pouvait plus démonter. Je n'avais plus que "des vieux amis", des interlocuteurs connus et prévisibles, des modèles institutionnels dont le réconfort avait "l'épaisseur d'un mythe". Je n'avais plus à faire conquête de qui que ce soit, et je ne comprenais pas non plus pourquoi certains, pour des aventures laborieuses de "relations fragiles", ne dormaient pas la nuit. Je faisais de l'amitié quelque chose qu'on pourrait appeler, j'hésite, entre le favoritisme de l'authenticité pure au prix de la désociabilisation, ou pourquoi pas, la volonté constante de rendre son entourage propre et hygiénique, la volonté de séparer ce qui était "admis" de ce qui ne l'était pas. En fait, je préservais des efforts, c'était moi qui jugeait l'utile et l'inutile, en oubliant toutefois que cette distinction était peut-être utile (pour qui ?), mais pas judicieuse. Cette Justine n'était pas bête. Elle avait compris que pour m'intégrer dans un autre monde que le mien, que pour me sensibiliser à une ossature autre que la loi organique des certitudes frisant les doctrines religieuses, il fallait qu'elle me place devant un problème dont la solution demandait de l'expérience et du discernement. Je n'avais plus l'habitude que les gens fassent le premier pas, avec moi, c'était moi qui décidait. Mais si elle n'est pas bête, moi non plus, je ne vais pas me laisser guider comme ça par la première venue, je vais peut-être penser à fondre mes incertitudes par un bavardage prolixe montrant que j'ai une certaine disposition à l'étouffement des subjectivités, ce qui l'arrêtera net dans ses intentions malhonnêtes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22545406-114008948330175907?l=ninsistezpas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/feeds/114008948330175907/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22545406&amp;postID=114008948330175907&amp;isPopup=true' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114008948330175907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22545406/posts/default/114008948330175907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ninsistezpas.blogspot.com/2006/02/je-ne-lai-pas-remarqu-tout-dabord-mais.html' title=''/><author><name>Joséphine Vadelavant</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11217071527028685252</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://lajoiedevivre.viabloga.com/images/DSCF0647.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
